mercredi 29 avril 2009


Nous sommes rentrés dans l’ascenseur et je me suis mise à pleurer. Dans ce genre de situation les gens vous réconfortent. Lui, non. Il n’a pas demandé ce qu’il n’allait pas. Hugo venait d’avoir toute la sensibilité que Jules ou n’importe quelle autre personne n’aurait pas eu. Il ne m’a pas regardé, il ne m’a pas tapoté maladroitement l’épaule. Il n’a eu aucuns gestes, aucunes expressions. Quand l’ascenseur est arrivé à destination il m’a pris la main et m’a guidé. Je l’ai suivis. Nous avons marché une dizaine de minutes et nous sommes rentrés dans un autre immeuble, le sien cette fois. Il était au rez-de-chaussée. Son appartement était chaleureux. J’étais en larmes, épuisée, humiliée. Il m’a envoyé dans sa chambre. Je l’ai entendu dire deux mots à ses parents et il est revenu. Il n’a pas parlé. Il m’a fait signe de m’allonger dans son lit. Et je me suis exécutée. Il m’a rapporté des cousins et il a quitté la pièce.


dimanche 19 avril 2009





J'allumais une cigarette, après environ trente minutes de pseudo plaisir. Jules. Je venais de faire l'amour avec un garçon que j'avais rencontré il y a à quelques heures.
Dehors il pleuvait. Une pluie longue et gracieuse. Il faisait très beau et là, le temps nous narguait. Je suis sortie sur le balcon et j'ai regardé l'immeuble d'en face qui commençait à se réveiller. Je regardais les gens qui partaient travailler. Ils marchaient très machinalement. Ils se dirigeaient vers quelque chose de concret, peut-être qu'ils n'aimaient pas leurs boulots.
Peut-être que si.