vendredi 28 août 2009








La rentrée scolaire c'est super chouette les enfants !
C'est un mélange de mélancolie pour l'été, et de ferveur pour la nouveauté.
On est plongé dans une marée de changement qui, certes en très peu de temps devient routine, mais franchement sur le moment c'est si amusant !





Sinon Jean Nippon et Tekitek te jouissent sur le visage . C'est trop mignon hein ?

lundi 10 août 2009



aujourd'hui j'avais bien envie de faire de ce blog autre chose que ce qu'il est.

Et j'ai cherché. J'adore un tas de choses ! Mais là j'ai envie de vous parler de Lazy Flow.

C'est fou comme ce type, je lui voue une admiration débordante. C'est un peu dingue, mais, les sons de ce mec sont des claques. Je télècharge beaucoup. Ses sons je les aies chopé sur des blogs, ou je ne sais où, mais pour tout dire, ça m'a un peu chagriné de le faire. C'est dingue hein ?! Ahaha peut-être que moi aussi je vais finir groupie. J'ai donc envie de dire à ce batârd, d'arrêter les sons ravageurs qui me rendent dingue. Merci.
(Riot Kid et French Fries me font un effet moindre, mais quelque peu conparable. )




Myspace. ( Pour twitter et facebook, myspace guidera. )

mercredi 5 août 2009





Mon regard se posa à nouveau sur la hippie et le dandy. Ils s’embrassaient. Ils riaient. Ils se touchaient. Ils parlaient. Ils s’embrassaient. Ils riaient. Ainsi de suite, encore. Ses images là, d’un amour sain et paisible, d’un amour jeune et frais, d’un amour parisien, d’un amour qui semblait inviolable. Restèrent toute la journée devant mes yeux. Vers quatorze heures peut-être, ils partirent. Vers quinze heures peut-être, un autre couple prit leur place. J’avais toujours cette terrible photo de eux devant mes yeux. Elle les cheveux au vent, riant, riant au éclats, lui s’approchant d’elle pour l’embrasser, ou lui susurrer de jolis mots à l’oreille. A dix-sept heures, ayant vu deux couples et une famille heureux sur un même endroit, avec le même paysage contemporain que crée la Tour Effeil, ayant finit mon paquet de cigarettes, ayant pleurer à en effrayer les gens dans leurs bonheurs incertains, je me suis levée. En rentrant chez moi, je me suis allongée sur mon lit, j’ai attendu la nuit. Et mes yeux on finit par se vider de cette image dérangeante de Lucas et Chloé.

lundi 27 juillet 2009





J’ai poussé lentement la porte de sa chambre. Je l’ai refermé et je me suis appuyée contre. Sa chambre puait la weed. A la fenêtre éclairée par un soleil un peu pâle, quelques pieds bronzés. J’étais déjà, souvent même, rentrée dans cette chambre, mais j’ai eu l’impression qu’il s’agissait de ma première visite. Jules était caché sous une énorme couette, et je compris alors d’où venait la légère odeur de transpiration. Je me suis assise sur le fauteuil en cuir près de son bureau. J’ai somnolé quelques minutes, tout en repensant à Chloé. Comment pouvait elle pensait que elle le connaissait par cœur ? Personne ne connaissait Lucas. Personne ne pouvait savoir de quoi il était capable. Même pas moi, ayant pourtant connu presque la totalité de ses jeux pervers, méchants, et parfois seulement faiblement gentils. J’ai allumé une cigarette, tout en matant le bordel inimaginable qui traînait sur le bureau. Cinq paquets vides de Marlboro. Quelques bouts de shit. Des briquets par dizaine, des paquets de gâteaux, des bouteilles vides de blanc, des centaines de feuilles gribouillées, des crayons de couleurs et feutres pour enfant, des marocos ou des cartons non utilisés, un bang puant, un petit reste de poudre. Une chambre de toxico. Où le dormeur doit se lever dès que le soleil sort pour foutre ses pieds de cannabis sur la fenêtre éclairée. Jules commençait à bouger, j’ai eu les larmes aux yeux, je me suis presque jetée sur lui, et mes lèvres se sont pressées contre les siennes. Mes mains se collaient à tout son corps. Je lui attrapais les cheveux, les mains, tout. J’ai pensé que si ça avait été Lucas, il m’aurait certainement prise par les cheveux, retournée, ne supportant pas que je sois sur lui, et fais l’amour violemment. Mais Jules se contenta de me suivre. Il n’avait pas du trop comprendre ce qui me prenait ce matin là.


lundi 6 juillet 2009



Paris s’éveillait. Je me dirigeais vers Jules, pour une visite surprise. J’étais incroyablement souriante. Au bureau de tabac, j’ai même excédée en politesse, tellement j’étais désireuse de voir mon projet fou mener à bien. Il était 8 heures passées, Jules dormait évidemment. Même cela ne m’a pas agacé. Tant pis, je me suis arrêtée au jardin du Luxembourg. Appuyée sur le parapet qui entourait la fontaine Médicis, je regardais l’eau et mon reflet. J’ai allumé une cigarette, deux, trois, quatre. Je me suis mise à pleurer. Je me sentais vraiment idiote. Je pleurais tout le temps, sans motifs, sans vraie peine. Evidemment, j’étais accablé par une tristesse indéracinable, mais les larmes n’étaient pas obligées de monter tout le temps. Voilà, j’étais rayonnante dans cette fraîcheur d’été, et en un quart d’heure à peine j’étais l’opposée.


mercredi 24 juin 2009





Je n’avais plus rien envie d’entendre, j’ai pris mes affaires et je suis partie. Dans la rue je courais presque, incapable de rester calme, je pleurais. Je bousculais quelques personnes sur mon passage, qui me criaient de faire attention, mais je n’en avais rien à faire. J’avais même la nausée. Je n’avais plus de souffle, plus d’endurance à cause de cette putain de cigarette. J’en ai allumé une autre, je me suis assise sur le trottoir, enveloppée par deux voitures sales. Les jambes tremblantes, le corps transpirant et vidé, j’ai mis un bon quart d’heure à me lever. Mes jambes ont vacillé, à la manière d’un poulain qui se mettait debout pour la première fois. Voilà, il fallait réapprendre à vivre. Une femme m’a abordait pour savoir comment j’allais, je n’ai rien su répondre. Que lui répondre ? J’étais perdue, épuisée et à l’agonie. J’agonisais d’amour, et personne, pas même Hugo, n’aurait pu m’aider. J’étais un cimetière d’amour. Je ne pourrais plus jamais aimé. La partie était perdue, combat devait être abandonné. Mon âme était morte, elle avait décliné, son corps pourri au fond de mon cœur. Au fond de Paris, et de ses murs, de son ciel, de ses gens, gris. Il s’est mis à pleuvoir. Comme si la pluie avait entendu ma longue doléance amoureuse, et m’en lavait. Je suis rentrée.

mercredi 10 juin 2009


« C’est tout de même une jolie façon de mourir, les falaises. Mais il faut avoir du cran, et c’est sûrement le plus dur. Et puis il y a la douleur aussi. J’ai songé aux médicaments, mais il faut s’y connaître je pense.
- Qu’est ce qui a pu arriver à une si jolie fille, pour avoir des pensées si morbides ?
- N’est ce pas toi qui parlait d’amour tout à l’heure ? Et bien voilà, l’amour m’aurait tué.
- Seuls les vrais passionnés meurent d’amour, les autres préfèrent tourner une page, tirer un trait. Tu vois, j’ai vaguement pensé, après mettre fait minablement jeté, à me tuer. Et puis je me suis dis très franchement « c’est quoi cette réaction de PD. Merde t’as des couilles ou quoi ? » J’ai fait l’amour à plusieurs filles, essayé de construire d’autres histoires, mais rien n’a marché. Alors j’attends. Et je sais, je sais pertinemment, qu’aucunes autres filles ne me combleront comme elle m’a comblé. C’était elle, c’est tout. Mais je n’ai pas non plus le courage pour aller me pendre, me tailler les veines, ou me jeter dans le vide. Sur le moment, je me suis dis stupidement que c’était une réaction de PD, mais je suis convaincu qu’un homo ou que n’importe quel hétéro, bi ou je ne sais quoi, à plus de couilles que moi. Je suis passif et attendant quelque chose, ou plutôt quelqu’un qui ne viendra plus. Moi je croyais que c’était elle ma vie, elle, elle l’a cru que s’en était une autre. J’ai raté. Et je n’aurais sûrement plus jamais l’occasion de raté aussi brillamment que je l’ai fait mais tant pis. Je l’ai eu pour moi un temps. A présent je n’ai plus rien. J’ai ta main dans la mienne, j’ai eu un orgasme près de la mort qui attendait avidement nos corps. J’ai mes paroles stupides. Et j’attends de toi une histoire aussi nulle que la mienne pour me rassurer. »
J’ai éclaté en sanglot, tellement son histoire m’a semblé, aussi commune soit elle, touchante. Je n’ai pas su trouver les mots pour raconter la mienne, et c’est tout doucement dans ces bras que je suis tombée dans ceux de Morphée