samedi 2 mai 2009






Dans ce silence apaisant et ce décor reposant je me suis allongé. J’ai tiré une couverture sur moi comme un linceul. J’ai soufflé, décompressé. Et je me suis endormie. Enfin.
C’est la porte grinçante de sa chambre qui m’a réveillé. Il est entré et m’a sourit. Je n’ai eu nullement la force de le lui rendre. Sa fenêtre donnait sur un petit toit, je l’ai enjambée et je me suis installée sur les tuiles encore mouillées. J’ai allumé une cigarette, ma dernière. Il m’a rejoins et il s’est mis à fumer également.
« Tu vas mieux ? » m’a t’il susurré.
« - Oui je crois, désolée, tu m’excuseras auprès de eux aussi.
- Ne t’en fais pas pour eux, l’essentielle c’est que je sois certains que toi tu ailles vraiment bien.
- Tu es gentil avec tout le monde non ?
- Non, tu étais seule et perdue et tu m’as perturbé.
- Tu m’as deviné et ça m’a énervé.
- Je m’en suis vaguement douté, tu sais.
- Tu vois bien comment sont les gens toi. »

Il n’a pas répondu. Il captait merveilleusement bien les émotions. Je ne savais pas comment partir de chez lui, parce que j’avais l’envie d’y rester éternellement.

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